Logiciel de relance de factures impayées pour TPE : partir de la banque
Les logiciels de relance sont souvent pensés pour des PME avec un service comptable. Dans une TPE, c'est le patron qui relance. Voici un outil qui part de la banque pour savoir qui doit vraiment, prépare chaque relance en brouillon et vous laisse valider d'un clic.
Cherchez un logiciel de relance de factures impayées pour TPE et vous trouverez surtout des outils de recouvrement pensés pour des PME avec un service comptable. Dans une entreprise de cinq personnes, il n'y a pas de service comptable. Il y a le patron, le soir, qui se demande qui lui doit encore de l'argent.
Je vous explique ce qu'un outil de relance doit faire quand c'est vous qui relancez, et pourquoi le point de départ n'est pas votre logiciel de facturation, mais votre compte en banque.
En bref. Dans une TPE, la relance bloque rarement sur le modèle de mail. Elle bloque sur trois questions : qui n'a pas payé, à qui c'est le tour de relancer, et sur quel ton. Un bon outil part de la banque pour savoir ce qui est vraiment encaissé, prépare chaque relance à l'avance et vous laisse la valider en un clic. Il suit aussi la relance jusqu'à la mise en demeure, sans que vous ayez à vous en souvenir.
Pourquoi les impayés traînent dans une petite entreprise
Le problème n'est presque jamais la mauvaise foi du client. C'est l'oubli, des deux côtés.
- Vous ne savez pas exactement qui a payé. Les virements arrivent avec des libellés incompréhensibles, un client règle deux factures d'un coup, un autre paie un acompte. Pointer tout ça à la main prend du temps, donc on le fait tard.
- Relancer est désagréable. On repousse. Le client est sympathique, on ne veut pas l'embêter, et la facture vieillit.
- Personne n'est chargé de le faire. Dans une petite équipe, chacun pense que l'autre s'en occupe.
Un logiciel de recouvrement classique règle surtout le deuxième point, en envoyant des mails tout seul. Il ne règle ni le premier ni le troisième. Et une relance envoyée à un client qui a déjà payé fait plus de dégâts qu'une facture en retard.
Partir de la banque, pas du logiciel de facturation
Votre logiciel de facturation sait ce que vous avez facturé. Il ne sait pas toujours ce qui est arrivé sur le compte. Le seul document qui fait foi, c'est le relevé bancaire.
C'est pour ça que je construis les relances à partir des encaissements. Chaque virement reçu est rapproché de la facture qu'il règle. Ce qui reste ouvert après ce pointage, c'est la vraie liste des impayés. Vous ne relancez que des factures réellement dues, jamais un client à jour.
Le même pointage alimente votre trésorerie : ce qui doit rentrer cette semaine, ce qui a du retard, ce qui risque de manquer à la fin du mois. Vous pouvez voir ce type d'écran dans la démo Pilotage, avec des données fictives.
Les étapes d'une relance qui se fait sans y penser
Une bonne relance n'a rien de compliqué. Ce qui compte, c'est qu'elle parte au bon moment, à chaque fois. Voici l'enchaînement que je mets en place, avec des délais que vous choisissez selon vos clients :
- Rappel avant l'échéance : un message court et aimable, la facture en pièce jointe. C'est le message le plus simple, et parfois il suffit.
- Première relance après l'échéance : le même ton, le montant, la date, le lien de paiement ou le RIB.
- Relance ferme : rappel des pénalités prévues sur la facture, demande d'une date de paiement.
- Appel : l'outil vous met le client dans la liste du jour, avec son numéro et l'historique.
- Mise en demeure : un courrier préparé avec toutes les factures concernées, à envoyer en recommandé.
Les règles sur les délais de paiement entre professionnels et les pénalités de retard sont résumées sur la fiche officielle Délais de paiement entre professionnels et pénalités de retard. Si une relance doit aller loin, une facture complète vous facilite la vie : la liste est sur la fiche Mentions obligatoires sur une facture.
Brouillon validé ou envoi automatique
La plupart des outils vendent l'envoi automatique. Je suis plus prudent. Par défaut, chaque relance est préparée en brouillon, et vous la validez d'un clic. Vous gardez la main sur le client qui vous a prévenu d'un retard au téléphone, sur celui qui est en litige, sur le gros client qu'on ne relance pas comme un inconnu.
Quand vos modèles sont rodés et que vous avez confiance, vous activez l'envoi automatique, client par client ou pour tout le monde.
| Logiciel de facturation | Logiciel de recouvrement | Outil sur mesure | |
|---|---|---|---|
| Savoir qui a vraiment payé | Selon le pointage que vous faites | Souvent par synchronisation à régler | Rapprochement avec la banque |
| Relances | Basiques, parfois absentes | Scénarios complets | Vos étapes, vos délais, vos mots |
| Contrôle avant envoi | Manuel | Envoi automatique en général | Brouillon validé, automatique si vous voulez |
| Lien avec le reste | Devis et factures | Poste client seulement | Trésorerie, clients, planning si besoin |
| Pensé pour | Toutes les tailles | PME avec un service comptable | Votre entreprise |
Le ton change selon le client
Un client fidèle qui a oublié et un client qui paie toujours en retard ne reçoivent pas le même message. Dans l'outil, chaque fiche client porte une indication simple : relance douce, normale ou ferme. Les modèles s'adaptent tout seuls.
Vous voyez aussi, sur la fiche, comment ce client a payé par le passé. Avant d'accepter un nouveau devis, vous savez si vous demandez un acompte. C'est souvent là que se règle le prochain impayé. Ce suivi peut s'ajouter à un CRM sur mesure si vous en avez déjà un pour vos devis.
Qui relance, et quand
Dans une équipe de quelques personnes, la relance doit avoir un nom. L'outil l'attribue : la gérante, l'assistante, le commercial qui a signé le client. Chaque matin, la personne voit sa liste du jour, rien d'autre. La relance devient une tâche courte du matin, plus une charge mentale.
Si vous le voulez, un récapitulatif de la semaine arrive par mail : ce qui a été encaissé, ce qui a été relancé, ce qui bloque.
Ce que ça demande de votre côté
Pas grand-chose. On relie votre banque, on importe vos factures ouvertes, on écrit ensemble vos modèles de relance dans vos mots. Ensuite, votre seul travail est de valider ou de corriger les brouillons. La brique relance fait partie des outils métier que je compose selon chaque entreprise, et elle se combine avec une application de pilotage sur mesure si vous voulez suivre toute votre trésorerie.
Questions fréquentes
Mon logiciel de facturation fait déjà des relances, j'ai besoin d'autre chose ?
Regardez s'il sait ce qui est vraiment arrivé sur votre compte. S'il faut tout pointer à la main pour que les relances soient justes, c'est là que vous perdez du temps et que les erreurs arrivent.
Les relances partent-elles toutes seules ?
Pas au départ. Elles sont préparées en brouillon et vous les validez. Vous activez l'envoi automatique quand vous le décidez, et vous pouvez l'arrêter pour un client précis à tout moment.
Est-ce que je peux garder mon logiciel de facturation ?
Oui. L'outil lit vos factures et vos encaissements, il ne remplace pas votre facturation.
Combien de temps pour la mise en place ?
Comptez environ une semaine : connexion de la banque, reprise des factures en cours, écriture des modèles de relance, puis une session de formation.
Combien ça coûte ?
Pour un outil sur mesure, la mise en place démarre à partir de 590 €, puis à partir de 89 € par mois, maintenance comprise. Le prix est par entreprise, pas par utilisateur, et il est confirmé au devis.
Est-ce que je peux récupérer mes données si j'arrête ?
Oui. Vos clients, vos factures et l'historique des relances sont exportables à tout moment.
Vous voulez savoir combien de factures dorment en ce moment sans relance ? Décrivez votre façon de facturer en trois questions, je vous réponds sous 24 h.
Aurélien Ruotte, fondateur de Novyance à Lyon. Il construit des sites et des outils sur mesure pour les TPE et PME, et répond lui-même à chaque demande.